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Prochaine
session
de politique appliquée
de
La-Chapelle-Saint-Luc
26
et 27 janvier 2008
«
Justice
et Prisons »
Aujourd’hui
trop en marge de nos interrogations sur la Justice, la prison comme
sanction quasi unique des criminels et délinquants, est le révélateur
de nos ambiguïtés. Qu’attendons-nous d’elle ? La
privation de liberté est-elle une vengeance ou un remède ?
N’est-ce pas alors la Justice qu’il faut interroger sur elle-même ?
Sur
quoi se fonde-t-elle ?
Comme
nous avons pu le faire au sujet du pouvoir, du peuple, de la
souveraineté, nous remonterons aux origines de l’idée de justice
pour mieux éclairer les enjeux contemporains. Les théologies
juives et chrétiennes, la philosophie grecque et des auteurs
modernes seront sollicités pour aider à définir clairement la
Justice, le Droit et la Loi.
Comment
s’exerce-t-elle ?
Quel
est le rôle du droit et du système juridictionnel (y compris les
avocats) dans la société et par rapport au politique ? Le goût
français de l'hyper-réglementation et l'inflation législative empêchent
peut-être de voir le droit comme un outil de pacification des
rapports sociaux et humains, de médiation entre les intérêts,
bref comme un instrument de civilisation. Désire-t-on l’arbitrage
impartial du juge ou l’assouvissement de ses vengeances privées ?
Ne faut-il pas craindre, plutôt qu’un "gouvernement des
juges", les mécanismes technocratiques ou corporatistes -
autorités administratives indépendantes ou instances de régulation,
qui ne sont ni judiciaires ni politiques ? La question de la
relation entre le pouvoir politique (qui fait la loi, mais qui ne
dit pas le droit) et le juge (qui dit le droit en appliquant et en
interprétant la loi) est centrale et mérite d’être resituée
par rapport à certaines réformes judiciaires en cours.
Comment
l’univers carcéral remplit-il à sa mission ?
En
qualifiant en l'an 2000 les prisons françaises d' « humiliation
pour la République », les sénateurs dépeignaient une
situation ancrée depuis plusieurs décennies. Situation que l'on
considère à l'identique en 2008. Rien ne se serait donc passé
depuis cette date ? De quoi cet état de fait était-il le
fruit ? Quelle politique pénitentiaire pourrait-elle mettre
fin à ce qui semble si désespérément immuable ?
Principaux intervenants :
Bertrand Renouvin, ancien membre du Conseil Économique et
Social, directeur politique de Royaliste, Bertrand
Warusfel, avocat associé, professeur à l'Université Lille 2, Jean-Michel
Dejenne, directeur de
prison
Renseignements/inscriptions
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